Les primeres referències occidentals sobre Xina
    [Trad. COEDES, G.: Textes d'auteurs grecs et latins relatifs à l'Extrême Orient, Paris, Leroux, 1910]
     

    CTESIAS (s. IV a.C.)
    On dit que les Seres et les Indiens du nord sont de si grande stature, qu'on rencontre des hommes de 13 coudées; ils vivent plus de 200 ans. En un certain endroit du fleuve Gaitros, il y a des hommes pareils à des bêtes, ayant une peau semblable à celle des hippopotames et par suite impénétrable aux fléches.
     

    ESTRABO ( 58 a.C. - 21 d.C.)
    C'est à cause de la chaleur du climat que sr quelques arbres il pousse de la laine. Néarque dit qu'on se sert de celle-ci por tisser les belles étofes fines, que les Macédoniens emploient por les coussins et les selles; elles ressemblent aux serica que l'on tisse en se servant de certaines écorces de byssus décortiqué. On prétend cependant que les Seres vivent vieux et dépassent l'âge de 200 ans.
     

    SENECA (4 a.C. - 65 d.C.)
    Femmes, ôtez-moi ces vêtements couverts d'or et de pourpre; loin de moi la pourpre tyrienne, et les fils que les Seres lointains recueillent sur leurs arbres.
     

    POMPONIUS MELA (s. I d. C.)
    Puis viennent de vastes régions infestées de bêtes féroces jusqu'au mont Tabis qui domine la mer; à une grande distance s'élève le Taurus. L'inervalle est habité par les Seres, nation pleine de justice et bien connue por la menière dont ils font le commerce, laquelle consiste à laisser les marchandises dans un lieu solitaire où l'acheteur en prend livraison hors de leur présence.
     

    PLINI EL VELL (23-79 d.C.)
    Les premiers homme qu'on y connaisse sont les Seres, c´lèbres par la laine de leurs fôrets; ils détachent le duvet blanc des feuilles en l'arrosant avec de l'eau; puis nos femmes exécutent le double ravail de dévider et de tisser: c'est grâce à des operations si compliquées, acomplies dans des contrées si lointaines, que la matronne pourra paraître en public sous une étoffe transparente. Les Seres sont polis; mais, semblables en celà aux sauvages mêmes, ils fuient la société des autres hommes et ils attendent que le commerce vienne les trouver. [...] De toutes les sortes de fer, c'est le fer sèrique qui a la alme. Les Seres l'exportent avec leurs vêtements et les peaux.
     

    DENIS EL PERIEGETA (S. II d.C.)
    Les Tocharoi, les Phrounoi et les peuplades barbares des Seres, qui dédaignent les boeufs et les moutons gras, tissent les fleurs multicolores de leur contrée déserte et font avec beaucoup d'art des vêtements précieux, ayant l'éclat brilant de l'herbe des prairies, et avec lesquels l'ouvrae des araignées ne pourrait rivaliser.
     

    RUFUS FESTUS AVIENUS (s. IV d.C.)
    Puis viennent les cruels Tochari, les Phruni farouches et les Seres habitant des terres inhospitalières. Vivant pêle-mêle avec des troupeaux de boeufs et de moutons, les Seres cueillent des duvets dans les forêts.
     

    PAUSANIAS (s. II d.C.)
    Quant aux fils, dont les Seres font leurs vêtements, ils ne proviennent pas d'une écorce, mais ils ont une origine différente qe voici.Il exise dans leur pays un petit animal, que les grecs appelent Ser, mais auquel les Seres eux-mêmes donnent un autre nom; la grandeur de cet animal est double de celle du plus grand sacarabée; pour le reste, il ressemble aux araignées qui font leurs toiles sur les arbres et ils ont hui pattes tout comme les araignées. Les Seres élèvent ces animaux en leur construisant des cages appropriées à la temperature de l'hiver et de l'été; et le travail de ces animaux est une fine trame qui se trouve enroulée autour de leurs pattes. Juasqu'à qatre ans les Seres les élèvent en leur offrant du millet comme nourriture; mas la cinquième année - car ils savent que ces bêtes ne vivent pas davantage - ils leur donnent à manger un roseau vert: pour cet animal c'est la meilleure de toutes les nourritures; il dévore avidement ce roseau, jusqu'à en crêver, et c'est à l'intérieur du cadavre que l'on trouve la majeure partie du fil.
     

    LUCIA (s. II d. C.)
    On rapporte que les Seres vivent jusqu'à 300 ans; les un attribuent cette longévité à l'air, d'autres au sol, d'autres enfin au régime: on dit en effet que la nation tout entière ne boit que de l'eau.
     

    RECOGNITIONES PSEUDO-CLEMENTINAE (finals s. II d.C.)
    Dans chaque pays ou dans chaque royaume, les hommes ont institué des lois, qui se pérpetuent, soit par l'écriture, soit par l'usage, et que personne ne transgresse facilement. Ainsi, en premier lieu, les Seres qui habitent au commencement de la terre ont une loi qui leur défend l'homicide, ladultère, la prostitution, le vol, l'adoration des images; et dans tout ce pays qui est immense, on ne trouve ni temple ni image ni prostituée, ni adultère; on n'y traduit jamais de voleuren justice; on ne se rappelle pas qu'un homme y ait été tué; et enfin Mars l'étoile enflammée n'influe pas, comme chez vous, sur leur libre arbitre, jusqu'à les faire employer le fer pour tuer leur semblable; et Vénus en conjonction avec Mars ne les force pas à souiller la femme d'autrui; bien que chez eux Mars occupe le milieu du ciel pendant des jours entiers. Mais, chez les Seres, la crainte des lois est plus forte que la constellation sous laquelle on naît.